Accueil
Qui
sommes
nous
Conditions
juridiques de
l'adoption
Procédure
d'agrément
Nos
moyens
Nos
actions en cours
Antennes
Départementales
Forum
(réservé adhérents)
Témoignages
Adhésion
Bibliographie
Liens
|
Témoignage 002 : expatriés
Situation Nous
sommes un couple Français, mariés, résidant aux Émirats Arabes Unis,
pays de loi musulmane ne reconnaissant pas l’adoption. Malheureusement
nous avons dû commencer les démarches d’agrément après avoir quitté la
France puisqu’il fallait respecter les 2 ans de mariage…
Procédure officielle et (ir)réalité: Il
est dit sur le site de l’AFA que l’ambassade peut mandater une personne
de l’ambassade pour effectuer l’évaluation sociale sur place. Mais pour
cela il faut deux conditions :
* que l’ambassade ait un travailleur
social, ce qui n’est pas le cas de toutes les ambassades, ou que
l'ambassade connaisse suffisamment la procédure pour confier l'enquête
une personne compétente (en pratique la personne gérant les dossiers
boursiers et/ou les droits de garde dans les cas de divorce, mais cette
personne n'est pas tenue d'accepter le mandat).
* que les services régionaux de l’ASE
respectent ce texte : notre service ASE nous a dit refuser
systématiquement tous les dossiers ou l’évaluation sociologique n’est
pas menée par eux-mêmes.
Résultat : nous devons revenir en
France (1000 euros le voyage pour deux en moyenne, sans compter les
congés qui ne serviront pas aux vacances) pour tous les rendez-vous.
Pour le dernier séjour en France d’une durée de 1 mois nous avons passé
un rendez-vous sociologique, le psychologique en couple puis un
individuel chacun à 15 jours d’intervalle pour ensuite s’entendre
reprocher par l’AS ET la psy que nos rendez-vous sont trop rapprochés…
Ajoutez à cela, entre autres, ce genre de maladresses si je puis dire:
* Notre projet à toujours été l'adoption d'une fratrie
depuis le début (j'ai très mal vécu d'être fille unique et j'ai une
forte appréhension de retomber dans une relation "triangulaire").
Malheureusement l'AS n'a, je cite: "pas noté ce détail", et considère
que nous avons changé d'avis en cours de route. Elle a plusieurs fois
laissé entendre que nous étions trop jeune pour adopter une fratrie,
voire adopter tout court (sous-entendu essayez d'abord la PMA)
* Nous nous attendions à un accompagnement et non à un
examen: nous sommes donc arrivés avec une liste de questions alors que
nous nous sommes retrouvés face à une AS qui nous posait des questions
très précises sur par exemple les pathologies propres aux enfants
adoptés... Ok la elle fait son boulot, mais lors du premier entretien,
ça aurait été sympa de prévenir que le prochain Rendez-vous serait un
examen oral. donc effectivement nous n'étions pas prêts sur certains
points comme l'age de l'aîné ou le nombre de la fratrie, nous étions
plus inquiets de savoir si l'adoption dans notre cas serait ou non
juridiquement possible (pays de loi musulmane = pas de visa adoption,
non-résidents Français= aucun OAA agréé pour notre cas donc obligation
de démarche individuelle ou AFA, etc)
L'AS réclame donc un
troisième rendez-vous social mais refuse de nous le donner lors de ce
séjour en France car il serait trop rapproché du précédent (le
rendez-vous aurait été 15j plus tard).
Qu'a cela ne tienne, nous prévenons que venant de prendre 4 semaines de congés, nous ne pourrons revenir avant au moins 6 mois.
* Coup de théâtre 1 mois après nous recevons un RAR
nous informant de notre passage en commission et que nous avons 15j
pour prendre connaissance des pièces du dossier!!! Le RAR est arrivé un
dimanche (jour de semaine ici) et a mis 13j donc le passage en
commission était prévu 2 jours après seulement! nous n'avions pas le
temps matériel de voir les pièces du dossier (personne ne nous écoute
lorsqu'on dit d'envoyer un email en parallèle car le délai courrier est
très long même par RAR - ben oui les services postaux ne vont pas
affréter un avion juste pour le RAR!!! - )
Pour info le courrier
est date de 23 mai alors que nous sommes rentrés de France le 18
Avril, cela vaut le coup de prévenir que nous ne pourrons pas revenir
avant au moins 6 mois! Le lundi nous appelons affolés (car surs d'un
refus vu le second rendez-vous socio) pour demander pourquoi notre
passage en commission avait été programme alors que l'AS a demandé 2
mois plus tôt un troisième rendez-vous socio. J'arrive à avoir notre AS
au bout du fil et là elle me dit " oh mais ne paniquez pas, vu que vous
ne nous avez pas recontacté pour le 3eme entretien je pensais que vous
ne vouliez pas le faire, donc le courrier vous a été envoyé pour voir
si vous réagissiez" !!!!! La je crois rêver!
Suite à cela, nous demandons la suspension du passage en commission.
Notre
sentiment est celui d'un travail bâclé: ne pas noter des détails comme
le souhait d'une fratrie est aberrant, ne pas tenir compte de la
demande d'un troisième entretien aussi, se faire reprocher les
rendez-vous trop rapprochés alors que nous avons utilisé tous nos
congés pour revenir en France passer ces entretiens nous écoeure,
et de toute façon tout est parti sur une mauvaise base avec cette
équipe.
Autre solutions Nous en sommes donc arrivé a l’option
suivante: ne pas donner suite à notre demande d'agrément auprès du CG
de l'Isère, pour en recommencer un autre dans un autre département plus
"ouvert" à l'expatriation.
L'autre solution que nous étudions actuellement serait de choisir notre prochain pays d’expatriation
* parmi un signataire de la Convention de La Haye en
fonction de sa procédure d’adoption afin de suivre celle-ci et non
celle de France. (Nous ne souhaitons pas revenir résider en France et
voudrions de préférence résider hors Union Européenne ce qui limite).
* un pays où l'on peut adopter nationalement et ensuite
faire transcrire le jugement en France, mais selon les cas, l'agrément
Français peut être demandé...
Expatriation et adoption Certains
adoptants choisissent de s'expatrier pour pouvoir adopter ou certains
expatriés veulent adopter, mais les « cas particuliers » où les
autorités elle-mêmes n’ont pas de réponse font que beaucoup d’entre eux
se retrouvent dans des situations irrégulières. Il vaut mieux pour
les premiers qu'ils aient bien etudié le sujet car peuvent suivre alors
des batailles juridiques pour que le jugement d'adoption soit reconnu
en France (sinon les enfants n’ont pas la nationalité des parents
adoptifs, ne peuvent obtenir de visa de résidence), Certains doivent
attendre la majorité des enfants (avec tous les problèmes engendrés
entre temps comme le problème de couverture sociale, où une succession)
pour régulariser l’adoption. Quant aux derniers la plupart choisissent
de rentrer vivre en France pour "simplifier" les choses, ce que nous
nous refusons à faire.
D’ailleurs sur tous les sites concernant
les procédures d’adoption est citée l’étape « retour en France avec
l’enfant ». Je n’ai jamais encore vu un alinéa, une astérisque ou un
lien citant le cas « si vous ne résidez pas en France, comment obtenir
le visa pour votre enfant », par exemple.
Bon courage à tous et merci à l'association Egalité-Adoption.
|
|